Première encyclique du pape François

LUMEN FIDEI, lumière de la foi, encyclique écrite à quatre mains avec son prédécesseur Benoît XVI par le pape François a été rendue publique le vendredi 5 juillet 2013.

Édition officielle de la Conférence des évêques de France : La Lumière de la foi paraît coéditée par Bayard, Cerf et Fleurus-Mame avec une préface de Mgr Pierre-Marie Carré, archevêque de Montpellier et vice président de la CEF.

Depuis quelques jours,  de nombreux commentaires soulignent la continuité magistérielle et saluent l'attitude prônée "la foi n'éloigne pas du monde" elle doit "se faire humble et modeste" elle est lumière pour la vie en société."

Pour le cardinal Marc Ouellet, préfet de la congrégation des évêques "Il y a dans ce texte beaucoup de Benoît et tout de François ".

Quant à Christoph Théobald, jésuite et théologien, répondant aux questions de Claire Lesegretain dans le journal La Croix, il évoque un "humanisme évangélique proposé dans un grand souci d'équilibre entre l'écoute de la Parole et la vision de la lumière du Christ. Au fond, c'est comme si on parlait des " Lumières Chrétiennes" en contraste avec le siècle des Lumières. Une foi qui n'est ni un obscurantisme, ni une idolâtrie. Une foi qui n'est pas non plus intransigeante : c'est la première fois que la papauté dit cela..."

La terminologie du chemin est maintes fois évoquée dans les propos du Pape François, on la retrouve notamment ici :

"Puisque la foi se configure comme chemin, elle concerne aussi la vie des hommes qui, même en ne croyant pas, désirent croire et cherchent sans cesse. Dans la mesure où ils s’ouvrent à l’amour d’un cœur sincère et se mettent en chemin avec cette lumière qu’ils parviennent à saisir,ils vivent déjà, sans le savoir, sur le chemin vers la foi." (§35)

Un prêtre internaute fait remarquer la présence du mot amour. La plume pontificale du pape actuel et du pape émérite se nourrit à la même source. Il y a surtout un seul cœur ! Au terme de la lecture de cette encyclique, il reste ce lien entre la foi et l’amour. Ce terme apparaît 146 fois dans le texte ! Ce n’est quand même pas rien, sachant que le mot "espérance" n’est cité que 14 fois !

Par exemple, l’une des premières définitions de la foi qui est donnée est la suivante (au §4) : "La foi naît de la rencontre avec le Dieu vivant, qui nous appelle et nous révèle son  amour, un amour qui nous précède et sur lequel nous pouvons nous appuyer pour être solides et construire notre vie."

Ainsi le titre donné à l'entretien avec le Père Théobald se révèle-t-il pleinement approprié "Une foi d'abord cheminante plutôt que doctrinale." (Cliquez ici pour retrouver l'intégralité de l'entretien.)

Au seuil de l'été on lira avec profit ce texte spirituel en répondant à  cette invitation éclairante.

V.L.