Chronique Péguy

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Sous le titre "Prier quinze jours avec Charles Péguy", nous voici en compagnie d’un poète majeur du 20ème siècle.

 

L’auteur nous le rappelle «  Il est temps de prendre source à Péguy, pas au théologien, pas au maître. Il a été cité, écrit-il, parmi les dix chrétiens essentiels depuis Jésus par le théologien Hans Urs von Balthasar. »  Donc, nous voici avec l’homme, le poète, le chrétien (dont toute l’œuvre est publiée dans la collection La Pléiade ) pour un voyage spirituel dans cette collection désormais très connue aux éditions Nouvelle Cité.peguy 27

Notre guide Pierre Deruaz, un autre écrivain, poète, marié, père de famille à la longue expérience éducative et pastorale. Péguy est à l’horizon de sa vie, de sa pensée depuis fort longtemps et cela se perçoit au fil de son écriture incandescente.

" Lecteur, nous dit-il, si tu éprouves du plaisir aux mots et si tu es fragile au sens de Dieu ou à son absence, si tu aimes l’itinéraire, sous le voile du quotidien, prends le risque d’une révélation."

Le livre est construit, me semble-t-il comme un édifice spirituel,  15 jours de Prière, de textes ouverts avec des thèmes qui reviennent comme une cathédrale livrant peu à peu son mystère sous le regard et le pas attentif du visiteur.

Ici on avance, on s’élance de la nuit à la nuit (1er et treizième chapitre)

La Passion est là, avec Gethsémani, le Golgotha (2ème et 3 ème chapitre)

Mais aussi la figure du Père, Notre Père. Charles Peguy nous le rappelle « Je suis leur Père, dit Dieu. Mon fils le leur a assez dit que je suis leur Père..."

Figure du Père, on ne peut omettre celle de la mère. Marie est posée là au cœur de l’ouvrage, Marie , le prix du second rôle, titre Pierre Deruaz.

Les chapitres s’entrecroisent donc, s’entrelacent avec des extraits de Charles Péguy. Mais ce livre ne pouvait l’évoquer sans s’achever sur la célèbre méditation de l’Espérance, cette petite fille de rien du tout. «  L’Espérance voit ce qui sera dans le temps et pour l’éternité. »

Pierre Deruaz aime l’incandescence des mots, il en joue. Mais l’air qu’il nous joue s’efface !

Nous sortons de l’édifice spirituel, de la cathédrale des mots, nourris par la prière de Péguy, par cet élan qui le porte, le fait avancer toujours sans jamais se renier.

Nous pouvons poursuivre la route. Ce beau petit ouvrage nous a éveillés à la vie spirituelle.

VLM

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